Les investisseurs parisiens se tournent vers la banlieue

Entre l’encadrement des loyers, les prix au m² et les multiples taxes, les investisseurs dans l’ancien délaissent la capitale au profit de la proche banlieue.

Qu’il semble loin le temps où l’on achetait à Paris pour louer, selon les professionnels de l’immobilier. Le nombre d’investisseurs à se détourner de la capitale ne cesse de croître. Le réseau d’agences immobilières Century 21 enregistre une baisse de 4,8 %, pour la 4ème année consécutive, de cette catégorie d’acheteurs. Idem pour Laforêt ou encore Guy Hoquet. « Sur la seule année 2015, nous observons une baisse de 15 %de la part des investisseurs dans nos agences parisiennes. »

Où sont passés ces acquéreurs ? « Avec la baisse des loyers engendrée par l’encadrement, ils quittent la capitale pour trouver une meilleure rentabilité dans d’autres projets en province ou en Île-de-France », suppose le réseau Laforêt. « C’est vrai que nous observons pour 2015 une hausse de 10 % de la part des  acquisitions en investissement en petite couronne », précise Fabrice Abraham, président de Guy Hoquet. D’autres renoncent même à la location : « Chez Guy Hoquet, 12 % de nos investisseurs qui louaient à Paris ont préféré vendre en 2015. C’est encore faible, mais il n’est pas impossible que le phénomène prenne de l’ampleur ». Sans oublier ceux qui optent pour l’option Airbnb.

Villejuif, Montreuil, Montrouge… le nouvel exode ?

Si l’encadrement des loyers et les taxes sur les logements vacants sont souvent évoqués, les causes de ce nouvel « exode » sont également dues aux prix excessifs des appartements parisiens, pour Thierry Delasalle, notaire dans la capitale : « Avec un m² moyen à 8 000 € et des loyers qui, avec ou sans encadrement des loyers, reculent, le calcul de l’investisseur est vite fait. Les rendements à Paris sont beaucoup trop faibles pour les intéresser. Surtout qu’il suffit de passer le périphérique pour trouver des logements parfois deux fois moins chers et que l’on peut louer à des prix plus ou moins proches de ceux de Paris. » « Ce sont surtout les villes reliées par le métro qui intéressent« , rappelle Thierry Delesalle. Villejuif, Montreuil, Montrouge, Kremlin Bicêtre… les communes du nord, du sud et de l’est parisien sont plébiscitées par les acquéreurs. Les prix à l’achat y sont plus attractifs (voir carte ci-dessus) et la connexion avec les lignes 7, 4, ou 9 du métro, attirent les locataires. La demande est moins forte à l’ouest, où les prix sont plus élevés, même si certaines villes tirent leur épingle du jeu, comme Suresnes, reliée au RER A.  Quant aux sites qui accueilleront les futures lignes du Grand Paris Express, elles intéressent encore peu les investisseurs selon Fabrice Abraham : « C’est encore trop tôt. Tant que les premières grues ne feront pas leurs apparitions, les Franciliens n’iront pas investir les lieux. » Explorimmo Source : Base BIen des notaires de France

C’est dans ce contexte que PFI investissement accompagne les investisseurs à la recherche d’un bien immobilier locatif en recherchant les effets de levier du financement et des réductions d’impôt (dispositifs PINEL, DEFICIT FONCIER, MALRAUX, LMNP,…).